Comprendre l’histogramme des niveaux avec Photoshop

HISTOGRAMMES  AVEC PHOTOSHOP

Le traitement de vos photos sur Adobe Photoshop peut être abordé de plusieurs manières très différentes. La plupart du temps, une simple variation de luminosité, de contrastes ou encore de saturation suffit. Cependant, certains clichés sont par nature beaucoup plus délicats à traiter. Afin de mieux saisir les bases de la correction photo numérique, il est important de comprendre ce qu’est un image équilibrée, c’est pourquoi nous allons aborder aujourd’hui l’utilisation des Histogrammes de niveaux sous photoshop avec l’outil « niveaux ».

HISTO QUOI ?

L’histogramme est un graphique ou schéma simple, qui met en valeur la répartition des pixels sur une image selon leur luminosité. Chaque image, avec ses propriétés, dispose d’un histogramme qui lui est propre. On peut toutefois définir en théorie ce que serait un histogramme parfait. Celui ci présenterait un pourcentage équivalent de noir parfait à l’une de ses extrémités et de blancs parfait à l’autre. Entre les deux, les différentes nuances de luminosités seraient réparties de façon homogène (comme dans le schéma ci-dessous).

histogramme parfait

La photographie est bien entendu affaire d’interprétation et de création, c’est pourquoi l’histogramme « parfait » n’est pas nécessairement synonyme de bonne photo, et inversement, une photo sombre ou tirant clairement vers une nuance colorée et qui aura un histogramme déséquilibré pourra parfaitement être un excellent cliché. L’analyse d’un histogramme donne simplement une information supplémentaire sur les propriétés de l’image analysée.

Afin de mieux comprendre de quoi nous parlons, ouvrons maintenant une photo dans Photoshop. L’histogramme est disponible via le menu –> Image –> Réglages –> Niveaux

COMMENT LIRE L’HISTOGRAMME :

Voici une capture d’écran de l’histogramme tel qu’il se présente dans le menu « niveau » de Photoshop.

histogramme

Résumons les principales propriétés affichées sur cette fenêtre :

  1. Le menu des couches permet de sélectionner les couches sur lesquelles vous souhaitez travailler. Le mode RVB réunie l’ensemble des trois couches (rouge, verte, et bleue). Vous pouvez sélectionner l’une des couches indépendamment des autres
  2. Au centre, l’histogramme permet de visualiser les niveaux d’entrée (valeurs de 0 à 255). Le curseur de gauche représente la valeur de noir, celui du centre représente le gamma ou point gris. Enfin le curseur de droite fait référence à la valeur de blanc.
  3. En bas, la palette des niveaux de sortie, c’est à dire la valeur de sortie des point de noir et de blanc

La palette « Options » permet d’accéder à certains pré-réglages et d’enregistrer les vôtres. Les pipettes, à droite donnent la possibilité de donner des références de noir, de blanc, ou de gris, à partir de point précis de l’image.

FAITES PARLER VOTRE HISTOGRAMME :

La forme de votre histogramme donne certains indices essentiels sur les propriétés de votre clichés. voici comment l’interpréter.

Votre photographie est trop sombre : L’histogramme est décalé vers la gauche et sa partie droite révèle un manque d’informations dans les hautes lumières.

trop sombre

Votre photographie est trop lumineuse : L’histogramme est cette fois décalé vers la droite et sa partie gauche révèle un manque d’informations dans les valeurs foncées.

trop lumineuse

Votre photographie manque de contraste : L’ensemble des informations sont regroupées au centre de L’histogramme. Les valeurs sombre et lumineuses manquent d’information. La photographie parait terne.

manque de contraste

Votre photographie est trop contrastée : L’histogramme présente des trous, on parle aussi d’histogramme en peigne. L’ensemble des informations peuvent également être regroupées sur les bords de l’histogramme. Les valeurs sombres et de haute lumières sont très présentes, et au contraire, il n’y a que très peu d’information dans les valeurs intermédiaires.

trop de contraste

CORRIGEZ LES NIVEAUX

Maintenant que nous avons interprété notre histogramme, voyons les différentes façons de modifier notre photo.
Voici la photo d’origine avec l’histogramme correspondant. Comme nous pouvons le constater la courbe est assez complète mais le cliché manque d’information dans les valeurs lumineuses.

photo d’origine

NIVEAU D’ENTRÉE DU POINT NOIR :
En augmentant le niveau d’entrée du point noir, j’augmente la densité des valeurs sombres. Les gris deviennent noirs. Si j’augmente trop cette valeur je risque de boucher l’image.

point noir

NIVEAU D’ENTRÉE DU POINT BLANC :
En diminuant le niveau d’entrée du point blanc, l’image s’éclaircie nettement. Les valeurs claires gagnent en luminosité. Dans le cas présent, l’image est mieux équilibrée. Si je baisse trop cette valeur, je risque de perdre en détails, et de brûler l’image.

point blanc

NIVEAU D’ENTRÉE DU POINT GRIS :
En diminuant le niveau d’entrée du point gris (vers la gauche), je vais diminuer le contraste de l’image sans toutefois modifier les valeurs de blanc et de noir.

gamma1

Inversement, si j’augmente la valeur de gris (vers la droite), je vais augmenter la densité et le contraste de l’image.

gamma2

NIVEAU DE SORTIE DU NOIR :
En augmentant la valeur de sortie du noir (vers la gauche), j’éclaircis les valeurs sombres pour éventuellement déboucher une image. Je risque de perdre en contraste si j’augmente trop cette valeur

sortie noir

En réduisant la valeur de sortie du blanc (vers la droite), je fonce les valeurs claires, évitant d’avoir une image brûlée et permettant éventuellement de récupérer de l’information. Si j’augmente trop cette valeur, je risque de trop foncer l’ensemble.

sortie blanc

CONCLUSION

Comme nous pouvons le constater avec l’exemple ci-dessus, l’analyse de l’histogramme peut permettre de mieux comprendre la répartition des valeurs sur les différentes couches de couleurs. Plus qu’un outil de retouche, l’histogramme des niveaux apporte une information essentielle sur les propriétés de l’image, et permet de mieux aborder la retouche.

Pour ce cliché, il y avait un manque d’information dans les valeurs claires ; la solution la plus simple était de compenser en diminuant légèrement le niveau d’entrée du point blanc pour retrouver cette information manquante. Après une première correction, l’image peut ensuite être retraitée avec les autres outils (les courbes par exemple, que j’aborderai dans mon prochain article). Afin de ne pas altérer la photo d’origine, il est conseillé de travailler avec les calques de réglages.

A vos appareils !!

Jeremy Barré

Sources photos : Jeremy Barré
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3 comments on "Comprendre l’histogramme des niveaux avec Photoshop"

  1. Jean-Bernard Brisset on

    Désolé, mais les différences entre les 7 derniers histogrammes que vous présentez ne sont vraiment pas convaincantes.

  2. Merci beaucoup, ça me sera très utile, je savais pas quoi ça servait :P

  3. Merci.Grace à des personnes comme vous je peux progresser.
    Salutations

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