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Actualité, Expositions

Le printemps… La saison de l’art contemporain ! ArtParis 09

19.04.09 | Oriane Leroux | 1 Comment

© Derek Hudson, The red jacket, 2005, England, photo, 100 x 100 cm, courtesys In Camera galerie, Paris

© Derek Hudson, The red jacket, 2005, England, photo, 100 x 100 cm, courtesys In Camera galerie, Paris

On le sait le retour des beaux-jours annonce aussi le retour des manifestations culturelles. Cette année la saison s’est ouverte avec la foire d’art moderne et contemporain artparis09. Pour la 11ème édition et la troisième année consécutive 115 galeries se sont installées sous la verrière du Grand Palais. Quel espace plus symbolique aurait pu abriter les œuvres d’hier et de demain ?

Malgré un climat ambiant marqué par la crise économique, la foire s’est déroulée dans une atmosphère légère, certainement influencée par le vaste ciel bleu. Pourtant, en débutant la saison, artparis était très attendu par les professionnels comme le baromètre du marché de l’art. Le bilan est assez mitigé. Si les collectionneurs n’ont pas cessés d’acheter, on note que les comportements ont changés. Après les années 1980-1990 où le marché de l’art s’est envolé vers des côtes démesurées, les collectionneurs reviennent à une attitude plus prudente et raisonnable. Pendant cette période, l’art était trop souvent considéré comme un investissement, un signe extérieur du statut social et intellectuel. Aujourd’hui, la décision d’achat semble essentiellement motivée par la réception sensible de l’œuvre. Ainsi les grandes galeries historiques, comme les plus jeunes, ont présentées un large panorama de la création des XXème et XXIème siècles. Le 23 mars, date de clôture du salon, beaucoup d’entre elles sont reparties avec leurs pièces maîtresses mais toutes ont pues établir de nouveaux contacts avec des collectionneurs devenus plus réfléchis dans leur choix. Notons que quelques exceptions ont marquées le salon. Ainsi la galerie Guy Bärtschi, nouvelle venue de Suisse a vendu près de 80% de son stand, il en est de même pour la galerie Acte2 qui inaugurait elle aussi sa première participation à artparis. Un point commun uni ces deux galeries ; elles proposent de l’art photographique. Cette année, en effet, le secteur photographique d’artparis a été renforcé avec la participation de 14 galeries spécialisées dans le médium. Outre Acte2, nous retrouvions Camera Obscura, Philippe Chaume, Françoise Paviot ou encore Wanted Paris. D’autres galeries, non spécialisées, proposaient également des images photographiques. Citons notamment la galerie RX qui exposait un de ses artistes majeurs, Georges Rousse. Hors du secteur « artparis photography », le médium était donc l’un des plus présents de la foire. Et tant mieux. Il est vrai que depuis le début de la crise la photographie est relativement épargnée. Dans ce contexte de crise, le médium parvient enfin à se défaire du débat art/technique et à attirer les grands collectionneurs.

L’ensemble des galeries nous proposaient alors plusieurs parcours afin de nous guider dans nos flâneries.

© Georges Rousse, Genève, 2008, Cibachrome marouflé sur dibond, 125 x 160 cm, Edition de 5, Courtesy Galerie Guy Bärtschi, Genève

© Georges Rousse, Genève, 2008, Cibachrome marouflé sur dibond, 125 x 160 cm, Edition de 5, Courtesy Galerie Guy Bärtschi, Genève

Portraits de villes… La ville et ses mutations est toujours ausante dans la pratique photographique. Dès que la technique l’a permis les photographes, tels Atget, ou plus tard Brassaï et Catier-Bresson, ont arpentés les rues des grandes cités du monde. C’est ces artistes que Françoise Paviot a notamment choisi d’exposer. Mais les figures de l’art contemporain étaient évidemment présentes. Chez Philippe Chaume, l’accent était mis sur Floriane de Lassée. Depuis 2005, elle met en exergue les architectures des grandes mégalopoles. De Paris à New York en passant par Tokyo, elle interroge leur modernité en dotant les édifices d’une lumière sursaturée leur conférant ainsi un statut quasi religieux. La galerie Paris-Beijing Photo Gallery exposait, quant à elle, six artistes parmi les plus représentatifs des différents courants photographiques contemporains de Chine. Parmi eux, Yan Yi s’inspire aussi des paysages urbains dont il remplace l’espace du ciel par la surface liquide de la mer.

Portraits de vies… La galerie Acte2, est spécialisée dans l’image de mode. Elle expose le photographe Michel Comte et ses portraits de personnalités. Son univers trash baroque crée des images où stars et mannequins révèlent toute l’ambiguïté de leur statut d’icône. Le portrait de Gisele Bündchen pour Italian Vogue (1993) est très représentatif de son travail et témoigne de sa volonté d’interroger le regard que nous leurs portons. Notons que deux tirages de cette image ont été vendus, la photographie de mode appartient définitivement à la scène artistique contemporaine. A l’instar d’Acte2 et de ses galeristes, d’autres stands présentaient des clichés de mode. Camera Obscura exposait, par exemple, de grands noms de la mode comme Paolo Roversi ou Sarah Moon et certains de ses célèbres clichés pour les campagnes publicitaires de Cacharel. Mais ce parcours photographique créait également la surprise avec la photographe allemande Herlinde Koelbl exposée à la galerie Esther Woerdehoff. Elle propose une analyse critique de la société en se focalisant sur les cheveux et les coiffures de ses modèles qu’elle saisit de dos. Pour elle, ils sont une part de notre humanité. Ses images reflètent alors le rôle social et culturel de la chevelure.

Herlinde Koelbl, Hair, 2007, photo, 100 x 100 cm, courtesy galerie Esther Woerdehoff, Paris

© Herlinde Koelbl, Hair, 2007, photo, 100 x 100 cm, courtesy galerie Esther Woerdehoff, Paris

Le corps, mis en portrait… La figure humaine fascine depuis toujours les artistes. Si le visage, reflet de l’âme, tient une place évidente dans la production artistique, le corps n’en est pas pour autant oublié. Outre une exposition majeure à la Monnaie de Paris, David LaChapelle se montre aussi à artparis au cœur de la galerie Maruani & Noirhomme. Autre vision provocatrice du corps de la femme, la Maison Close de Françoise Huguier à la galerie Patrice Trigano. Ici les corps gros et gras se dévoilent dans une attitude volontairement subversive. Le corps est devient alors le reflet de toutes les passions !

Bien qu’artparis soit fini, tous ces artistes restent visibles au sein de leur galerie respective. Toutes les adresses sont disponibles sur leur site (cliquez sur les liens ) ou sur simple demande auprès de notre rédaction. N’hésitez pas à pousser leur porte, les galeristes insistent sur leur rôle et informent le public.

Oriane Leroux

1 Commentaire

  • Le 04.19.09 photoculteur a écrit:

    Il est pas mal cet article mais il est publié le 19 avril alors que ArtParis commençait le 19 MARS et finissait non pas le 23 avril comme indiqué à tort dans l’article mais le 23 MARS.

    En gros, y a comme un mois de décalage.

    L’actualité c’est plutôt ArtBrussels ;)

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